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Lundi 2 novembre 2009
J'ouvre le débat et commence par proposer quelques pistes de réflexion. Qu'est-ce qui fait une belle démonstration de danse orientale ? Qu'est-ce qui fait que cela va être mémorable, coller à votre esprit,vous en faire vouloir davantage ?

Certaines se souviennent peut-être de la première fois qu'elles ont vu de la danseorientale. Peut-être même dans les moindres détails, tellement ça les a touchées. Pour ma part, je ne m'en souviens absolument pas. Sûrement à la télévision. Je crois que j'aurais pu commencer à apprendre la danse orientale, comme j'aurais pu me diriger vers la danse africaine ou la salsa !

Ma passion est née "sur le tas". Après une année avec un premier professeur, j'ai poursuivi et fait la recontre d'une seconde professeur. C'est elle qui m'a réellement touchée et émue, qui m'a inspirée et donné envie d'apprendre son art. Elle l'avait, ce "je ne sais quoi". Pas de paillettes, elle était surement tout en noir. Elle était juste sublime.

En dehors d'une bonne technique, ce qui fait une bonne danseuse et une bonne représentation est très subjectif. Et le public est souvent très varié : les proches (qui aimeront toujours quoi qu'il en soit), les personnes du milieu de la danse, des clients, des organisateurs, des élèves. Et bien sûr, le show doit plaire à tout ce petit monde ! Certains ne connaissent rien à la danse ou à la danse orientale mais certains éléments sont universels :

- le costume :
Bien sûr, il ne fait pas tout mais un mauvais costume desservira la technique et l'esthétisme. Sans dépenser des fortunes, il est donc souhaitable d'avoir un costume de bon goût qui convient à son physique. Veiller aussi à ce que le costume corresponde au style musical : turc, libanais, saidi, etc.

- la musique :
J'ai rapidement remarqué, dès mes "galas de fin d'année" que le public aime un rythme marqué pour pouvoir par exemple taper des mains. Or, en musique orientale, les rythmes changent souvent et cela les perturbe ! Peut-être peut on privilégier une musique avec un refrain musical qui revient, quelques mouvements associés au refrain, qui rassurerait le public et resterait en mémoire. Sans pour autant tomber dans la monotonie.

- la chorégraphie :
Y a-t-il un thème et une logique ou est-ce décousu ? Je pense que, encore une fois, il faut trouver le juste milieu : ni trop ni pas assez de déplacements, de l'originalité et de la créativité mais sans trop désorienter, ...
En tous cas, il faut selon moi ne faire qu'un avec la chorégraphie. Se l'approprier tellement que l'on ne pense plus aux mouvements, qu'on n'ait plus à se concentrer dessus et qu'on puisse alors vivre pleinement la danse.

- le truc en plus, le X factor, le charisme, etc. :
Comment appeler ça ? Pour commencer, je pense qu'il faut déjà une bonne estime de soi pour avoir du charisme. La danseuse doit implicitement faire passer le message "Je suis sur scène et j'aime ce que je fais" et pas "Mais qu'est-ce que je fais là ? Je ne suis pas assez douée, je vais rater". Tous les danseuse peuvent se tromper, marcher sur leur costume, voir leur voile s'enrouler, mais cela ne sera pas ressenti par le public si la confiance en soi est là. Enfin, je dirais qu'une bonne représentation est une représentation où on donne.
- Publié dans : Conseils Marketing - Communauté : danse orientale
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Lundi 2 novembre 2009
Est-ce vraiment mon but ? Bien sûr, c'est tentant mais il y a bien des points à étudier.

Trop de bouleversements...
C'est une transition très grande pour moi, mon copaine, ma famille, mon style de vie. Je ne sais pas si cela me conviendra. Je suis plutôt timide, angoissée, sensible. Et danser professionnellement n'est pas la seule voie pour les danseurs. Pour l'instant, cela me convient très bien de danser juste par amour de la danse. Il n'est peut-être pas nécessaire d'être pro pour faire partie du monde de la danse. Je ne veux surtout pas que cette envie provienne de mauvaises raisons :

- l'argent
Inutile et quasi-impossible de faire fortune en dansant professionellement ! Dévalorisation de la danse, orientale, concurrence très importante, une "clientèle" souvent exposée à des démonstrations médiocres. Les performances peuvent très espacées ou saisonnières. Et le travail régulier dans un restaurant ne paie pas beaucoup.
Au contraire, cela a un coût : en heures d'entraînement, en costumes (plus près des 1000€ par costume que des 100)

- les compliments :
Les retours que j'ai eu pour le moment proviennent surtout de personnes proches, d'un public acquis. D'une part, ils sont toujours agréables et positifs, d'autre part des clients seront plus exigeants, parfois désagréables, vulgaires, ignorants (autant être préparée aux pires). C'est s'ouvrir à toutes les critiques, aux personnes qui me trouveront trop grosse, trop maigre, trop petite, trop brune, pas assez typée... la liste est sans fin.

- être le centre de l'attention :
Inutile de nier. Quand on aime la scène comme je l'aime, c'est qu'il nous est agréable d'être regardée par un public. Je connais certaines danseuses qui ont horreur de ça. Mais il y a autre chose derrière pour moi. Danser révèle mon moi, ma spiritualité, libère mon âme. Justement. Est-ce que j'aime être un divertissement ? Pas sûr.
De plus, cela demande un professionalisme immédiat. Savoir apporter aux clients/organisateurs ce qu'ils attendant, savoir gérer les imprévus et le désagréable rapidement.

- personne d'autre ne peut savoir pour moi :
Personne ne me pousse à devenir pro. J'en parle d'ailleurs peu à mon entourage. C'est à moi que le statut d' "élève" ne convient plus parfaitement. Pour le moment, je pense me concentrer sur les stages et workshops qui me stimuleront davantage.
- Publié dans : Réflexions sur la danse orientale
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Mercredi 28 octobre 2009
Dimanche dernier, je me rendais à un workshop avec une des Bellydance Superstars les plus fascinantes : Petite Jamilla, experte des tours et du double voile.

Saluons déjà le travail de Amana Studio : confort, organisation, ponctualité. Les habitués connaissent déjà le système des badges de couleur, photos interdites, etc.

Pour ma part, je patiente encore à l'extérieur quand un van d'arrête devant le studio. Petite Jamilla, Kami Liddle et le manager descendent. Une petite valise chacune avec leur matériel, une énorme pour lui (elle contient tous les CD et DVD à vendre à la fin du stage.)

En toute simplicité, Petite Jamilla s'installe dans la salle. Nous nous changeons et entrons à notre tour. Le nombre de participantes est limitée à 25 pour avoir de l'espace mais on est déjà serrées !

Sans tarder, on attaque avec l'échauffement de bras et des épaules évidemment et des shimmies ! Je suis contente, je comprend tout ! Elle parle lentement et doucement. Je la trouve beaucoup plus mignonne sans son maquillage de BDSS.

Le vrai travail commence. Pour celles qui ont déjà le DVD "Unveiled", vous reconnaitrez le déroulement :
- apprentissage des différents types de tours (travail de pieds)
- conseils pour ne pas avoir la tête qui tourne,
- mouvements avec les deux voiles tenus ensembles (scoop, wind, half-wind, star, enveloppe, floating skirt)
- mouvements avec un voile dans chaque main (spiral, blossom)

Le rythme ralentit un peu après une petite pause. Nous sommes séparées en 2 groupes pour avoir de l'espace et y aller à fond ! Nous travaillons les mouvements dans un petit enchainement avec une musique lente.

La dernière heure se poursuit par une session de questions-réponses. Petite Jamilla raconte son histoire et la façondont elle est arrivée aux tours et au double voile. Ca a beau faire très "américain", cela n'en reste pas moins touchant je trouve !
Petite Jamilla nous fait alors une démonstration des mouvements que nous avons vu avec sa technicité et sa rapidité d'exécution. Notre oeil désormais avisé scrute chaque mouvement et comment elle dompte le voile capricieux.

Nous refaisons l'enchainement toutes une dernière fois, et le stage s'achève par une brève relaxation avec respirations et étirements.

Les filles du stage suivant avec Kami Liddle sont alors invitées à entrer, Kami Liddle également, afin de faire quelques photos de groupe. Et voilà, c'est fini. Nous partons et laissons Petite Jamilla respirer un peu et reprendre le cours de la tournée européenne.

J'ai trouvé le stage bien construit, peut-être un peu trop redondant par rapport au DVD, mais on repart vraiment avec un savoir, des mouvements et enchainements à travailler. Je pense que PJ est simple, douce et pédagogue. Elle met à l'aise, contrairement à certaines professeurs que je trouve trop froide au premier abord (c'est sans doute de la timidité mais c'est destabilisant). J'aime la spiritualité qu'elle trouve dans la danse. Elle est inspirante. J'en garde un très bon souvenir ! Il me reste à me trouver un beau double voile !


- Publié dans : Mon actualité
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Mercredi 28 octobre 2009

Le concept Sanskrit des chakras a été transmis oralement de générations en générations pendant 1000 ans avant d'être écrit pour la première fois dans les Upanishads vers 1200-1900 avant J.-C.
Le mot “Chakra” signifie “roue” ou “tourner”. Les Chakras sont représentés comme des roues ou des fleurs; avec un certain nombre de pétales qui divise chaque chakra en plusieurs segments. Dans plusieurs thérapies et disciplines, comme l'aromatherapie, les mantras, le Reiki, le magnetisme, les essences florales, et les thérapies par le son, la lumière, les couleurs, les cristaux, l'acuponture, le shiatsu, le tai chi et le chi kung, on retrouve la volonté d'équilibrer les méridiens énergétiques qui font partie du système des chakras.



Les Chakras sont des centres de force, remplis d'énergie bioénergetique, émanant d'une glande majeure, située juste derrière la colonne vertebrale. Des points précis servent de réception et de transmission des énergies, six d'entre eux sont situés sur la colonne depuis la base du dos jusqu'au front; et le septième est au-delà du corps. Les théoriciens Hindous et New Age croient en l'interaction des chakras des glandes du corps et des systèmes lymphatiques avec la conscience et l'esprit.

Mais quel est le lien entre les chakras et la danse orientale ? La danse seule, avec ses ondulations et ses vibrations, engage tous les chakras. Chacun des sept chakras est liée à une couleur ou à un minéral/crystal. Porter intentionnellement une couelur de costume avec de sperles et des crystaux affectera le danseur et son public.

Examinons les chackras séparemment :

Shagasrara: la couronne
Shagasrara_Crown_Chakra
Symbolisé par la fleur de lotus aux 1000 pétales ; situé au sommet de la tête; il représente la conscience pure. Le violet symbolise la mort du corps et la libération du karma; la méditation; l'intéraction avec le mental des autres et l'unité. Minéraux: Amethyste et quartz clair. En danse, le shamadan (chandelier) et des bougies violette, la méditation correspondent à ce chakra.


Ajna: les sourils
Ajna_Brow_Chakra
Symbolisé par le lotus à deux pétales, il correspond au blanc, l'indigo et le bleu profond, ainsi que le bindi et le troisième oeil. Il est lié à la glande pineale, un glande très sensible qui produit la melatonine, qui régule le sommeil et l'éveil. Il contrôle l'appel à son intuition, à son guide intérieur, au pouvoir du serpent kundalini. Minéraux: Amethyste, Aquamarine, Lapis Lazuli. Le danseur Ajna est le danseur serpent, avec un bindi entre les yeux, un tatouage serpent et du tissi tye-dye.


Vishuddhi: la gorge
Vishuddhi_Throat_Chakra

Symbolisé par le lotus aux 16 pétales, lié à la communication et l'expression; à l'hormone de la thyroide responsable de la croissance et la maturation. Elle est la lumière, bleu clair et turquoise. Independence, pensée fluide, spiritualité, sûreté. Minéraux : Amethyste, Aquamarine, Lapis Lazuli. Le danseur apporte un savoir et un enseignement dans sa danse. Il est associé aux sagattes.


Anahata: le coeur
Anahata_Heart_Chakra
Symbolisé par le lotus à 12 pétales; relié au thymus dans la poitrine, les systèmes immunitaires et endocriniens; affecté par le stress. Couleurs : vert ou rose. Les émotions majeures sont la compassion, la tendresse, l'amour inconditionnel, l'équilibre, le bien-être, la passion et la dévotion. Matériaux: Quartz rose et rubis. Le danseur qui aime toutes les formes de danse du Moyen-Orient fonctionne à l'affectif et l'amour, il danse avec passion les styles folklore, ethniques ou gothiques.


Manipura: le plexus solaire
Manipura_Chakra_Solar_Plexus_Chakra
Symbolisé par le lotus aux 10 pétales et la couleur jaune. Relié au métabolisme, au système digestif, le pancreas, la conversion de l'aliment en énergie. Questions majeures: le pouvoir, la peur, l'anxieté, la formation d'opinions, l'introversion. Matériaux: Citrine. La danseuse se sent bien dan sles tons jaunes et ors, elle fait un bon meneur de troupe et une amie compréhensive. Ses danses préférées sont historiquement justes, l'expression de la femme dans l'Histoire : Perse, Ouzbek ou Gawazee.


Svadhisthana: le sacrum
Svadhisthana_Sacral_Chakra
Symbolisé par le lotus à 6 pétales et la couleur orange; les ovaires et l'appareil génital. Questions majeures: les relations, la violence, les addictions, les émotions basiques et le plaisir, la reproduction, la créativité, la joie et l'enthousiasme. C'est une danseuse très sexy, qui ondule pour émouvoir le public; qui se sent vivante dans du orange et exprime cette vivacité et ce désir de vivre.


Muladhara: la base
Muladhara_Base_Chakra
Symbolisé par le lotus à quatre pétales; lié à l'instinct, la sûreté, la survie et l'instictif. Ce centre est situé entre les organes génitaux et l'anus, relié à l'aggressivité; le sepent kundalini et le rouge. Les questions majeures impliquent la sexualité, l'obsession. Matériaux: onyx noir. La danseuse danse avec un abandon, elle prolonge les vibrations, un sabre sur la tête, et regarde droit dan sles yeux.

- Publié dans : Réflexions sur la danse orientale
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Mardi 27 octobre 2009

L'histoire

Comme bien souvent, la danse du sabre n'est pas le propre des danses orientales. On en trouve trace dans l'histoire de la Grèce, du Moyen-Orient, de l'Inde, de la Chine, la Corée, le Japon, l'Ecosse et l'Europe de l'Est. Dans la plupart des cas, elles sont la figuration de combats. En Roumanie, une danse du sabre appelée "Calusari" fait partie d'une danse rituelle contenant des éléments de rituels de fertilité et d'adoration des chevaux. Ces danses sont souvent des démonstrations de bravoure pour les hommes.

La danse du sabre chez les femmes, ou "Raks al sayf", n'était pas répendue dans le Moyen-Orient. Les hommes égyptiens pratiquaient une danse appelée "el ard", entre danse et art martial qui incluait la pratique du sabre, mais les femmes n'utilisaient pas le sabre lors de danses publiques. Cependant, les peintures et les sculptures de l'artiste Jean-Léon Gérôme (qui visita l'Egypte au 18e siècle) montre des danseuses tenant en équilibre des sabres sur leur tête.

Cette danse est répendue en Turquie, en Inde et Pakistan et en Iran. L'utilisation du sabre par les femmes se retrouve également en Afrique du Nord. Les danseurs Bedouins du Sahara dansent en l'honneur de leur mari. Certains peuples font également intervenir des danseuses de sabre pendant les mariages pour porter chance.

Sabre-photo.jpg


Les sabres


La courbe d'un sabre d'Arabie est faite pour pouvoir tenir sur la tête, la poitrine ou les hanches d'une danseuse. Les formes peuvent varier, notamment pour les sabres de Chine et d'Inde. Les sabres sont tous d'un poids différents, donc il est préférable de les essayer avant de les acheter.

En Occident, la danse du sabre intrigue par sa nature dramatique, son énergie symbolique et la difficulté de réalisation. Danser avec une épée représente la force et le pouvoir de la femme, ainsi que le calme et l'équilibre. Pour augmenter l'effet (et la difficulté), les danseurs multiplient le nombre de sabre. Le plus courant est d'en utiliser un ou deux, certains iront jusqu'à en utiliser six ou sept.

L'entraînement

Pour débute rla danse du sabre, un danseur devrait commencer l'entrainement en répétant les mouvements avec quelque chose sur la tête comme un livre, un bâton ou une canne. Nouer un foulard autour de la tête le tenir peut être une option dans un premier temps. En mettant l'accent sur l'équilibre, cette danse aide à développer ses isolations, d'autant plus que le poids du sabre sur la tête oblige à accentuer les mouvements.

Les vibrations des épaules sont particulièrement difficiles car la tête est souvent entrainée dans le mouvements. Les changements de niveaux (pieds plats, sur la pointe du pied, un genou au sol) ajoute des effets satisfaisants. Les tours requièrent également beaucoup de pratique.

- Publié dans : Histoire & Techniques
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